![]() |
|
|
Le laserponcture® : un traitement alternatif pour les blessures médullaires |
|
| Le laserponcture® est basé sur les fondements de la Médecine Traditionnelle chinoise et une explication quantique de la “physiologie énergétique du réseau acupunctural”. Cette technique de soin, mise au point par A. Bohbot, chercheur indépendant en neurosciences, repose sur la découverte d’une matrice acupuncturale de 300 points, complémentaire au réseau classique.
Appliqué sur des points cutanés de l’abdomen ou du dos, le faisceau infrarouge, déclenche, chez les blessés médullaires un dialogue avec la partie sous lésionnelle de leur corps, sous forme de picotements, chaud, froid, néant, etc. Ce phénomène de sensation propagé le long des canaux (PSC) est l’expression du Qi et sa survenue est en contradiction avec les textes antiques, qui précisent qu’il disparaît en cas de section médullaire complète. La sollicitation du point d’acupuncture s’accompagne, au bout de quelques minutes, d’une polarisation généralisée, révélée par une coloration rosée de la peau et un dermographisme blanc. Le laser déclenche l’excrétion d’un neuromédiateur généralisé sous cutané qui pourrait être l’histamine. Ce phénomène est reproductible chez tous les patients : normaux ou blessés médullaires.
Le choix des points sont spécifiques à chaque patient. Le traitement par laserponcture® permet des récupérations motrices, sensitives et viscérales. Il est donc porteur d’une information qui emprunte des chemins neuronaux.
Son mode d’action : selon A.B., sous l’action du laser, le cerveau est capable de convertir la conduction de l’influx nerveux, physiologiquement électrochimique, en conduction électromagnétique post – lésionnelle, par la conversion en longueur d’onde du potentiel de dépolarisation normal, permettant ainsi le franchissement de la lésion.
|
|
| Texte de la conférence - ©Albert Bohbot juin 2001 | |
| Au commencement était l’acupuncture. Dès la plus haute Antiquité, les chinois décrivirent une science médicale dont l’idée fondamentale est que l’homme et la nature sont étroitement solidaires : l’acupuncture. Selon les textes les plus anciens datant de 5000 ans et les compilations du Nei Jing Su Wen, cette tradition datant du Ve au IIIe siècle avant J.C., leur permit de constater que chaque fois qu’un organe du corps humain était troublé dans son fonctionnement pour une raison quelconque, certaines zones ponctuelles de la peau devenaient sensibles. Selon l’organe lésé, l’emplacement des points variait. Ils en tirèrent la conclusion qu’à un organe défini correspondait des points cutanés définis situés sur un réseau : le réseau des méridiens (ou théorie canalaire). Cette science médicale antique est parvenue au 16e siècle en France grâce aux missionnaires Jésuites. Elle a été développée au début du 20e siècle (1926) par George SOULIE DE MORAND qui fut Ambassadeur de France en Chine. En 1979, nous nous sommes intéressés aux traités de l’acupuncture et nous avons constaté intuitivement que le réseau acupunctural décrit n’était pas complet. Nous avons donc mis en évidence un réseau complémentaire sur une matrice originale approchant les 300 points et sur lequel nous avons mené tous nos travaux sans avoir jamais utilisé une seule aiguille. Le caractère inoffensif du premier laser que nous avons mis au point nous a permis d’obtenir un protocole expérimental sur l’homme en milieu hospitalier sans passer par l’expérimentation animale. En cela, nous avons peut-être gagné 20 ans, voire développé une technologie qui n’aurait pas connu ces résultats sur le modèle animal (exemple de la pénicilline par Lord FLEMMING) en raison de la difficulté d’appliquer notre matrice à l’espèce animale. ******** La méconnaissance des mécanismes intimes consécutifs à un traumatisme de la moelle épinière entraînant la paraplégie ou la tétraplégie chez l’individu blessé, nous a conduit depuis 1979 à nous interroger sur l’hypothèse qu’un début de traitement pouvait être trouvé en associant la théorie acupuncturale et/ou néo-acupuncturale et le laser à infrarouge. Nous avons conduit depuis cette époque une réflexion en ce sens qui s’est d’abord matérialisée dans un protocole expérimental sur les effets du laserponcture® dans les douleurs rhumatismales, au Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) Jules COURMONT à Lyon Sud, service du Professeur BOUVIER. Cette expérimentation nous a conduit à l’intime conviction que la théorie acupuncturale et/ou néo-acupuncturale associée à un appareil LASER adapté pouvait permettre une approche thérapeutique des blessures médullaires. Nous avions étudié l’acupuncture au travers du Nei Jing Su Wen, le livre fondamental de cette médecine, qui précise que c’est l’énergie circulante, immatérielle au sein d’un réseau virtuel (le réseau acupunctural) qui crée et entretient la vie. Cette vision « énergétique » a porté notre réflexion vers une explication physique, voire quantique, de ce que nous pouvons appeler « la physiologie du réseau acupunctural ». Nous retrouvons cette notion de polarité dans la pensée chinoise où :
Selon certains textes antiques, seul le Yang (+) a une qualité intrinsèquement modifiable. Le Yin (-) est invariable, nous avons retenu cette hypothèse. C’est donc le déséquilibre du Yang (+) par rapport au Yin (-) qui provoque l’état de maladie. L’énergie qui circule dans les méridiens yin et yang et dans les réseaux, porte le nom de Qi (prononcé tchi). Le Qi s’exprime et se présente à notre observation en tant que phénomène propagé le long des canaux PSC. Il aurait été à l’origine de l’acupuncture, donc de la théorie des méridiens, qui selon des documents trouvés en 1974 dans le district de Mawangdui (datant de 200 ans avant J.C.) aurait précédé la découverte de la théorie des points et des viscères. Ce PSC s’exprime dans le corps :
Ce phénomène pouvant être induit par l’excitation de points ou par une électrode cutanée développant une stimulation de basse fréquence entre 10 et 20 Hz. La sensation d’écoulement s’étale sur une largeur de 1 à 2 cm au niveau des membres et d’une dizaine de centimètres au niveau du tronc. La vitesse de cette sensation serait variable, en général lente, pouvant atteindre de quelques centimètres à 20 cm à la seconde. La propagation se fait dans les deux sens à partir du point stimulé, la vitesse serait augmentée par la chaleur locale ou diminuée par le froid. Selon les travaux menés dans le cadre du Symposium de Pékin en 1979 au Collège de Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) de Chengdu, par le groupe de recherche d’anesthésie acupuncturale et des méridiens, ainsi que par le département d’acupuncture et de moxibustion affilié à l’Hôpital de Shandong, Collège de Médecine Traditionnelle Chinoise, ce PSC semble disparaître dans les sections complètes de la moelle épinière. Dans les sections incomplètes, ce potentiel serait résiduel et pourrait pratiquer un saut au niveau de l’étage nerveux de la lésion (cas particulier : dans les lésions sévères de la zone spinale postérieure, il serait conservé). Lors de notre protocole expérimental à l’hôpital Jules COURMONT, nous avions remarqué que la stimulation par LASER des points créait un langage exprimé par le patient, à type de picotements, piqûres, néant, chaleur, froid, autant de phénomènes de type subjectif et n’ayant parfois aucun rapport avec la pathologie considérée. Plus tard, nous avons été en contact avec notre premier tétraplégique C6-C7 médullaire partiel [luxation complète de C6 sur C7 et luxation rotatoire de C5 sur C6] accidenté en 1982 et traité par laserponcture® à partir du 2 juillet 1990. Nous avons été immédiatement frappé par sa capacité à décrire des sensations précises sous lésionnelles, touchant des territoires cutanés ou des segments de membres, du tronc, voire de toute la partie sous lésionnelle. Ce dialogue, entre le jeune tétraplégique et son corps, par l’intermédiaire de la poncture par le laser, sur un réseau découlant du réseau acupunctural, a été une véritable révélation. Nous avons tenu un journal de réactions point par point sur toute la durée du traitement » 2 ans séance par séance. Par la suite, nous avons constaté que tous les blessés médullaires que nous avons pu traiter par cette technique pouvaient ainsi dialoguer avec la partie sous lésionnelle de leur corps. Que ce soit sur des points d’acupuncture du réseau classique ou de celui que nous avons identifié, les informations recueillies étaient semblables d’un individu à l’autre, homme ou femme et quelque soit le niveau de la lésion et qu’elle soit partielle ou totale. A titre d’exemple : sur ce jeune tétraplégique C6-C7, le 13 août 90 au point 39 droit du méridien vessie, celui-ci décrivait les sensations suivantes :
Le 29 octobre 90, au point 40 droit du méridien de la vessie, les observations étaient les suivantes :
Nous avons pu constater que plus le traitement par laserponcture® était appliqué précocement après l’accident, plus les récupérations étaient rapides. Cet avis est partagé par certains autres auteurs qui ont étudié les rapports lésions médullaires et acupuncture. Ces observations accompagnées de récupérations motrices et sensitives nous poussent à considérer qu’il existe un réel potentiel entre le laserponcture®, tel que nous l’appliquons et les blessures médullaires dans une optique de réparation et de récupération des fonctions locomotrices volontaires et sensitives. Nous considérons d’une façon intuitive, que sous l’action de notre laser, le cerveau est capable de convertir la conduction de l’influx nerveux qui est physiologiquement électrochimique, en conduction électromagnétique post-lésionnelle par la conversion en longueur d’onde du potentiel de dépolarisation, qui qualifie l’expression de passage de l’influx nerveux dans un corps humain normal, permettant ainsi le franchissement de la lésion et de la cicatrice gliale à ce niveau. Notre approche de l’utilisation d’un laser à infrarouges, dans la thérapeutique des blessures médullaires, trouve une première explication dans la loi de LAMBERT-BOUGUER, qui précise qu’une radiation lumineuse qui tombe sur un corps solide, inter réagit avec lui par un échange d’énergie, donc si dans une région donnée du spectre lumineux, un corps solide est fortement absorbant, il réfléchit fortement la lumière du même domaine du spectre. La zone d’interaction semble être le dermatome qui inter réagit avec le myélomère correspondant. Sur la totalité de la zone cutanée courent les méridiens qui unissent l’ensemble des myélomères. Polarisation de la peau : Nous avons pu observer quelques minutes après le commencement de la séance, la peau du patient devient rosée voire rouge et non prurigineuse, apparaissant comme une polarisation cutanée généralisée, révélée par un dermographisme blanc lorsque nous dessinons, à l’ongle, un trait sur le revêtement cutané. Il survient une ligne blanche, entourée d’une zone plus rouge. Le laser semble déclencher l’excrétion d’un neuromédiateur généralisé sous cutané qui ressemble à l’histamine. cette hypothèse d’un lien entre le métabolisme de l’histamine et le mode d’action de l’acupuncture est évoquée, en 1951, par M. SOULIE DE MORANT, dans la préface du livre de Niboyet. S’agit-il de l’histamine circulante qui se trouve dans les mastocytes ? Sous l’action du laser, les globules blancs déchargent-ils leur histamine sans effet allergique ? Ou, nous trouvons-nous en présence d’un autre neuromédiateur ? Les recherches scientifiques ont découvert l’existence d’histamine dans l’hypothalamus et les lobes hypophysaires antérieur et postérieur. Cependant, jusqu’à présent, ils ont évoqué sans pouvoir le mettre en évidence son rôle de médiateur synaptique cérébral. L’histamine aurait-elle aussi un rôle de neuromédiateur du système nerveux périphérique ? Serait-elle secrétée par les surrénales ? Cela pose alors l’hypothèse d’une éventuelle activation des surrénales et de l’hypothalamus sous l’action du laserponcture®. Cette observation est constante aussi bien chez les blessés médullaires que chez les sujets normaux, et quelque soit le point de poncture utilisé. Nous sommes tentés de penser, qu’il y a une interaction entre le corps humain (solide) et la radiation infrarouge utilisée qui interagissent au sein du corps humain, par le truchement du réseau acupunctural ou néoacupunctural tel que nous l’avons approché, et qui permettrait le passage de l’influx nerveux par delà la lésion médullaire constituée et irrévocable. La question que nous pouvons légitimement nous poser est celle de l’interaction entre l’énergie induite, le réseau mis en évidence, et la biochimie du corps. Selon l’article du Dr JOHNSTON, (Acupuncture and
Spinal Cord Dysfunction - In Paraplegia News - September 1998),
je cite : Les scientifiques ont maintenant proposé un nombre de mécanismes physiologiques pour l’acupuncture :
Puisque que la médecine orientale admet que des altérations physiologiques et moléculaires sont basées sur des changements du flux d’énergie, est-ce que les changements neurotransmetteurs et hormonaux induits par l’acupuncture sont secondaires à un mécanisme ch’i encore scientifiquement indéfini ? Certains investigateurs pensent maintenant que oui. Ils proposent que l’énergie qi du corps puisse correspondre à des champs bio-électromagnétiques très subtiles. L’acupuncture perturbe ces champs ; la perturbation est alors magnifiée à travers des mécanismes physiologiques traditionnels. La plupart des systèmes vivants sont sensibles à de tels champs magnétiques bas. La contribution de ces champs à notre compréhension biologique a été minimale du aux difficultés pour les mesurer et l’importance particulière des mécanismes moléculaires traditionnels. […] La paraplégie traumatique est la conséquence de dommages du Du ou méridien Gouverneur (voir schéma). Ces dommages, en retour, affectent l’énergie du yang qi du corps entier. Le but du traitement est de nettoyer et activer les canaux méridiens, renversant ainsi la stagnation du qi ». Fin de citation.Les études menées sur l’infrarouge ont permis de déterminer qu’il présente des possibilités de restructuration et de réparation cellulaire. Par ailleurs, l’infrarouge dans notre conception est capable de porter des informations. La notion personnelle et intuitive que nous avons pu évoquer en matière de conduction électromagnétique de l’influx nerveux pourrait trouver un début d’explication dans l’approche des ondes d’ALVEN (décrites en 1942 par Hannes ALVEN, astrophysicien suédois). Le champ magnétique induit au sein du réseau acupunctural peut être dans ces cas-là considéré comme le vecteur d’un fluide mélangé au fluide matériel. En effet, si l’interaction champ-matière est forte, ces deux fluides se déplaceront solidairement, le champ magnétique sera « gelé dans la matière. » Le milieu peut alors propager des ondes spéciales de basse fréquence appelées ondes magnétohydrodynamique dont les ondes d’ALVEN sont les plus simples. On pourra donc ainsi avoir une représentation intellectuelle du fonctionnement d’un méridien d’acupuncture et ainsi de l’ensemble du graphe du réseau acupunctural sous l’action du laserponcture®. Un vaste champ d’investigation s’ouvre à nous, compte tenu des résultats obtenus et observés, de la répétibilité des phénomènes renouvelables qui pourront être constatés par d’autres équipes dans le cadre d’une investigation plus complète, des investigations complémentaires qui pourront être faites par les moyens technique modernes que nous possédons IRM, thermoradiographie, caméra à positrons etc., sans compter les interconnexions qui pourront être décrites entre la partie du corps sous lésionnelle et le cerveau, déterminant ainsi les zones privilégiées aidant aux récupérations post lésionnelles. Le rapport avec la Médecine Traditionnelle Chinoise a fait l’objet d’une étude menée quelques temps avant cette conférence par le Dr JAME-COLLET, avec une recherche de l’existence et de la manifestation concrète des pibu par la technique du laserponcture® (qui font l’objet d’une banque de données enregistrés par nous). Les informations recueillies auprès des jeunes paraplégiques et tétraplégiques pendant l’irradiation laser, semble pouvoir mettre en évidence des tracés cohérents, indiquant le chemin emprunté par une forme d’énergie exprimable le long du corps humain. Ce phénomène de propagation est à rapprocher de la sensation de Qi et démontre, semble-t-il, qu’au delà d’une rupture médullaire totale, la totalité du néo-réseau acupunctural, selon notre conception est intègre, ce qui ne veut pas dire que le réseau acupunctural ne l’est pas car au moment des travaux du symposium de Pékin, 1979, de telles recherches n’avaient pas été conduites. Selon l’article du Dr JOHNSTON, (Acupuncture and
Spinal Cord Dysfunction - In Paraplegia News - September 1998)
je cite : Il semble donc qu’il y ait un pont naturel entre la Médecine Traditionnelle Chinoise et la médecine occidentale, qui pourrait être constituée par le laserponcture®, qui n’est que le point de départ d’une démarche scientifique qui pourrait aboutir à de grandes découvertes sur le fonctionnement extra biochimique du corps humain avec une application directe sur les blessés médullaires. Nous avons l’intime conviction que la paralysie n’est pas une fatalité et qu’en associant l’ensemble de nos connaissances classiques, traditionnelles et celles en dehors de l’orthodoxie scientifique admise, nous obtiendrons des données propres à créer une thérapeutique nouvelle non traumatisante, non invasive, à moindre coût et sans effet secondaire, qui permettra aux jeunes handicapés, prisonniers de leurs fauteuils, de recouvrer toute ou partie de leur autonomie. Nous savons tous que la paralysie est la pire des prisons puisque les barreaux ne sont pas autour de l’individu mais à l’intérieur. Permettre à ces « prisonniers » de s’évader de leur « condition carcérale neurologique » est un devoir qui nous incombe à tous, quelle que soit notre formation. Pour conclure sur une note moins dramatique, nous dirons que si vous avez ressenti pendant cet exposé un frisson le long de la moelle épinière, vous avez peut-être ressenti le phénomène de la sensation propagée le long des canaux (PSC). Je vous remercie de votre attention. Albert Bohbot Dernière mise à jour : 14 octobre 2008 |
Cabinet Albert Bohbot - Château
Gaillard - 33 route du canal - 18140 La Chapelle Montlinard - France
- Tél/Fax:
+33 2 48 79 43 61 ou +33 (0) 9 61 32 79 86